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Concert
le 28

Nov.

musique symphonique

Une Saison aux Invalides

musique symphonique

Franz Schubert

Symphonie n°3

Piotr Ilitch Tchaïkovski

Concerto pour violon op.35

Créée probablement au cours de l’année 1815 par l’orchestre du Stadtkonvikt de Vienne (l’école où Schubert faisait ses études), la Symphonie en ré majeur  connait  sa première audition publique en 1881 à Londres… Il est vrai qu’en ses débuts, le tout jeune musicien ne cherchait guère à faire carrière dans le domaine symphonique, copiant ingénument  les modèles de Haydn et de Mozart, ou même de Rossini, compositeur alors très en vogue à Vienne…

Et pourtant, passée  la dramatique introduction lente imitée de  Haydn,  quel charme que ce thème gentiment tournoyant à la clarinette (Allegro) ! Quelle fraicheur que cette promenade insouciante, à laquelle nous invite l’Allegretto ! Et l’on s’enchantera encore d’un  savoureux ländler (Trio  du Menuet), avant un Finale gai et lumineux, qu’emporte un trépidant rythme de tarentelle.

Loin de cette insouciante et candide jeunesse du romantisme, le Concerto pour violon en ré majeur de Tchaïkovski (1881) est une œuvre de grande maturité, et dont la composition coûta d’ailleurs de laborieux efforts au maitre russe.

Si celui-ci fut d’abord bien mal récompensé de sa peine (Leopold Auer, le premier dédicataire refusa de jouer l’œuvre !), la postérité le remboursa au centuple. C’est aujourd’hui l’un des concertos pour violon  les plus souvent interprétés partout dans le monde.                                                                                                                      

Influencé par  la liberté d’inspiration de la  Symphonie Espagnole de Lalo, le compositeur avait cependant opté pour les trois mouvements du concerto traditionnel A cet égard, le premier mouvement, allie thèmes enchanteurs, virtuosité « tzigane » et ferme architecture avec une aisance véritablement magistrale.  Pour autant, Tchaïkovski  n’avait aucunement renoncé à parler « russe », et même avec un fort accent, si l’on en juge par la sentimentalité orientalisante de la Canzonetta ou par le cachet « cosaque » du  vivacissimo final.

Durée :

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jeudi 28 novembre20h00
Paris